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dimanche 28 septembre 2008

Prayer


Do you care O God for your child?
He is left alone; he is yours, not mine!
All day, he has his eyes on a screen,
He is hiding from everyone not to be seen!
Yesterday, his whole life was in your hands,
His love for You seemed to have no end,
What happened to this beautiful child?

Before he was born,I was praying for this child,
I asked you to take him under your wing,
I named him Samuel, so he could hear your voice,
He was a gift to us,very young he had made a choice
To be your son,to follow you;now he does not hear you ring
I want to love him,but how can I take care of your child?

It is your turn O God to carry him, to love thy child!
Soon, he will be a man and he is walking astray,
He is lost in his mind,but you will make a way
For him to go back to You,take him in your arms
I don't want him to be hurt,protect him from any harm
Come and meet him where he is,he is scared that child!

vendredi 26 septembre 2008

Voyageuse au long cours


Seule parmi les autres, la voyageuse
Embarque au long cours sur le navire.
Elle regarde au loin,son coeur chavire,
Dans sa cabine elle tremble,peureuse!

Et si jamais, il revenait la voir ce soir,
Hélas! elle ne serait plus là pour l'accueillir,
Sans elle, son coeur pleurerait à en mourir,
Il sombrerait pour toujours dans le désespoir.

Mais ce n'est qu'un rêve qu'on ne peut oublier
Comme un marin il est venu, il est passé,
Au grand jardin de l'amour noir, rien n'a fleuri!

Sur la mer à sa poursuite, elle a embarqué,
Elle vogue dans l'océan des incompris,
Sur le flot de la vague, ils se sont embrassé!

dimanche 21 septembre 2008

Ma vie comme je la vois


Ma vie est comme une chanson,
Qui n'est pas toujours au diapason,
Aux arpèges encore inconnues,
Parfois au bas registre ou dans les nues!

Ma vie est une triste mélopée,
Lorsqu'elle traverse ces sentiers,
Sans la lumière au bout du quai,
Contre les vagues, elle est frappée!

Ma vie est comme un opéra
Parfois comique, souvent tragique,
Peuplée de ces voix gigantiques,
Les acteurs élèvent les bras!

Ma vie est une longue complainte,
Sans les pleureuses, sans les saintes,
Elle serait morne et monotone,
Même à la saison de l'automne!

Ma vie, c'est ma chanson à moi,
C'est la Bohème ou rhapsodie
En doux silence ou dans les cris,
Je la chante sur tous les toits!

Ma vie, c'est une grande symphonie,
Je ne connais pas tous les musiciens,
On me dit que c'est pour mon bien
Le chef d'orchestre vit au paradis!

vendredi 19 septembre 2008

Les souvenirs de mon enfance





Il me souvient de ce beau temps
Où je n'étais que jeune enfant,
Je pouvais encore regarder
Les yeux de ma mère sans pleurer!

C'était hier en plein été,
Je jouais avec mes poupées,
En bas, les enfants me parlaient,
Sur mon balcon,moi je chantais!

L'automne est enfin arrivé,
À l'école, je suis allée
J'ai parlé,écrit et appris
Toutes les choses de la vie!

Vienne l'hiver dans son manteau,
Pour couvrir tous ces vilains maux,
J'entends la guerre à la semaine,
J'ai le coeur gros, j'ai de la peine!

Le printemps apporte ses fleurs,
Mais il a oublié mon coeur,
Maman a jeté mon bouquet,
Elle m'a traitée de perroquet!

L'été, à nouveau de retour,
Le début de tous ces longs jours,
Comme cadeau d'anniversaire,
Elle m'a quittée comme un corsaire!

Là-bas, les couleurs de l'automne
Font passer les heures monotones
En haut, cachée sous le feuillage,
Je pleure, je cris, je rage!

Au fil des saisons, toi mon âme
Tu m'as guidée vers le bonheur,
Grâce à toi, j'ai laissé l'infâme,
Le malheur au jardin des heures!

mercredi 17 septembre 2008

C'est quoi la mort?


C'est quoi la mort?
Est-ce qu'on efface tous les torts?
C'est quoi la mort?
Est-ce que c'est fait pour les plus forts?

Dans la vallée, j'ai tant marché,
Que mes souliers se sont troués,
Sur tous les quais, j'ai trimballé,
Mon amertume de tous côtés!
Je n'ai pas peur,mais je le crains
Je n'entendrai pas le refrain
Du rossignol au gai matin,
Des larmes ont coulé sur mes mains!

C'est quoi la mort?
C'est comme le froid qui nous mord
C'est quoi la mort?
C'est la bourrasque qui nous tord!

Dans mon lit de navigateur,
J'ai les yeux ouverts à cette heure,
La pluie vient tomber sur mes pleurs,
Je suis au bout de mon voyage,
J'ai la tête dans les nuages,
Je sens que je vais faire naufrage,
Délivrez-moi de ce trépas,
Je ne veux pas, je ne peux pas!

C'est quoi la mort?
Dis-moi, esprit retords!
C'est quoi la mort?
Il fait si froid dehors.

Voilà, je lis mon épitaphe,
La chanson sur le phonographe,
Au cimetière, les corbeaux
Croassent comme des marmots,
Sur le grand bateau de la vie,
Derrière sont tous mes amis,
Que faire quand son corps est enfoui,
Et que son àame est en vie?

C'est quoi la mort?
Moi qui me croyait fort!
Elle m'a bien eu la mort,
Je sens que j'ai eu tort...

Bye Bye papa!





Pourquoi les trains crient dans le soir
Alors, que mon coeur pleure son désespoir
Sur le plancher, que des papiers éparpillés
J'ai trié,regardé mais je n'ai rien trouvé!

Pourquoi ne m'a t'il rien laissé?
Un petit mot qui m'aurait dit: je t'ai aimé
De mon passé, il a tout emporté
Jusqu'au moment où je suis né!

Dis-moi pourquoi? ne m'aimais-tu pas?
Ne suis-je qu'un malaise pour toi?
Pourquoi es-tu mort seul sans moi?
Dans ma tête, je n'entends plus tes pas.

La vie s'en va, tu n'es plus roi
Tu es parti sans en avoir le choix
Je resterai ton fils bien malgré toi
Tant pis, tu n'as pas entendu ma voix!

Je reste là assis, au bar je bois,
Là-bas, les couples dansent la salsa,
Je pleure, je ne suis pas fait de bois,
C'est moi qui aujourd'hui est le papa!

Montréal, ville qui m'a vu naître,
Tu abriteras les cendres de son être
Vers chez moi, dans le train qui s'enfuit,
Je pense à mon petit, je l'oublie lui!


Pour mon fils D.

samedi 13 septembre 2008

La boîte aux souvenirs



Il semble que ma boîte aux souvenirs se soit vidée,
En vain je les cherche, mais déjà ils se sont enfuis.
Je voudrais les répéter comme une prière
À mon fils qui me demande de lui raconter
Les moments passés avec celui qui l'a procréé!
Ah! si j'eusse su que la mémoire fut éphémère,
J'aurais écrit sur ces pages blanches les doux baisers.
Les rires en cascades auraient glissé le long de la marge,
Entre deux interlignes, les larmes se seraient cachées,
Et toutes les querelles auraient été écrites en aparté!

Notre vie passe si vite et le temps est un voleur ingrat,
N'ayant pas de compassion pour l'amour, pour les pas.
Hier encore, jeune maman avec mon petit dans les bras,
Je parcourais les rues de ma ville de haut en bas!
Plus tard,nous marchions tous les trois dans les quartiers huppés,
Ne nous arrêtant que pour le chocolat chaud ou la tasse de café.
Retournant au bercail me pressant pour préparer le souper!

J'utilisais mes talents d'actrice, en cuisinant les petits plats
Pour prétendre que je ne vivais pas cette vie-là!
En chantant Édith Piaf, je me disais: non,je ne regrette rien,
Je serais emportée par la foule, en prétendant être bien,
Afin de pouvoir supporter le train-train du quotidien!

Je ne me souviens pas, je ne me souviens plus de rien!

mercredi 10 septembre 2008

Il est parti!


Je ne sais pas si j'ai le droit de pleurer,
Car il n'était plus mon mari à moi,
Il s'en est allé vivre sous le grand toit
Il est parti, le papa de mon fils aîné!


Il y a plus de vingt ans que j'ai quitté
Ce foyer qui n'était plus la demeure conjugale
Où on ne se faisait plus de bien, que du mal
Il s'était cloîtré, le papa de mon fils aîné!

Dans un petit appartement, on l'a trouvé
Il s'en est allé doucement sans faire de bruit
Nul ne sait quand, durant le jour, durant la nuit
Son âme avait déjà abandonné son corps sur le plancher!

Un soir de juin, je l'avais rencontré,
Sous mon masque clownesque, je l'ai regardé
Après le spectacle, on s'était parlé
Et pour quatorze ans ensemble, on a habité!

Il est parti le papa de mon fils aîné
Tout doucement sans faire de bruit
Seul, on vient dans ce monde turbulent
On souffle, respire un brin et on quitte le temps!

dimanche 7 septembre 2008

La robe noire


Lorsqu’on sort, maman porte sa robe noire,
On ne voit plus que ses yeux
Comme deux pépites noires
Et qu’un petit bout de visage bleu!

Pourquoi ma maman qui est si belle
Se cache-t’elle dans ce grand bout de tissu?
Moi, dans le sable, je joue avec ma pelle
Et je ne suis pas certain qu’elle m’a vu…

On vient d’arriver dans notre maison,
Plus rien n’est comme avant,
On n’entend pas chanter les pinsons
Mais, je suis toujours avec papa et maman!

Moi, quand je serai grand,
J’achèterai une belle robe blanche
Que ma maman portera à tous vents,
Elle flottera sur ses hanches..

Le dimanche, nous irons acheter des glaces,
On se regardera dans les yeux,
Et on lèchera tous les deux,
Et on en aura plein la face.

Dans la maison, ma maman est comme avant,
Elle chante, son visage est blanc,
Elle ne se couvre pas devant les messieurs
Et jamais, elle ne baisse les yeux!

Sa robe noire, je sens que je l’aime
Elle m’a dit que c’est pour qu’on soit ensemble
Au lieu que mon papa parte vers Angoulême
Pendant des jours, des semaines.

jeudi 4 septembre 2008

Sur la rue Saint-Denis


Sur la rue Saint-Denis, je marche
Je revois les coins où je chantais
Et où ma copine, sans un son mimait
Devant les cafés,juchées sur les marches!

Sur la rue Saint-Denis, où j'ai habité
Dans une pauvre chambre minable,
Au bas,se dresse une boutique huppée,
Sur la terrasse, c'est complet aux tables.

À l'intérieur, on avait peint une araignée
Noire, sur un mur craquelé d'un blanc jauni
On avait laissé une chandelle, un soir d'oubli,
Avec nos sacs poubelle,on nous avait expulsé
On passait le chapeau en hiver, transies
Les mimiques gelées et ma voix cassée
Ne semblaient plus attirer les passants démunis.
On rêvait de monter sur les planches à Paris,
Au lieu de ça, on se retrouve dans un foyer
De vieillards, qui nous font des pieds de nez
C'est là que j'ai rencontré mon premier mari
Chacune de notre côté, on s'en est allées....

Jour fatidique qui changea le cours de nos existences!
Je me remplis de ces rêves évanouis et je chante
Je m'voyais déjà en haut de l'affiche
En dix fois plus gros que n'importe qui mon nom s'étalait


Ma vie continue, je me revois hier encore...
Sur la rue Saint-Denis, dans ce nouveau décor!

Vivre en gros

Misérable dans ce corps que je veux étranger,
Où la petite femme à l'intérieur ne peut que crier,
Celle qu'on n'entend pas sur sa couche sangloter,
Suite aux insultes d'un mécréant qui l'a insultée!

Ces jeunes minces qui déambulent dans les rues,
Se moquant de ces gros qu'ils croient paresseux,
N'ont pas la moindre idée, tomberaient des nues
S'ils devaient marcher dans ces corps graisseux!

Même si on ne porte aucune nourriture à ses lèvres,
Les couches malheureuses s'accumulent sur l'ossature
On aimerait s'en remettre à un sculpteur, un orfèvre,
Pour qu'il nous débarasse de ces courbatures.

Vivre dans une société qui n'a d'égards que pour l'apparence,
Nous fait oublier que l'invisible a beaucoup plus d'importance
Regarder avec les yeux de l'âme pourrait faire toute la différence.
Dans ce monde sans pitié pour l'imperfection,la moindre carence!

mercredi 3 septembre 2008

Nos rêves


Te souviens-tu de cette chambre rue Saint-Denis?
Nous rêvions de partir et de découvrir Paris,
Mes patins à roulettes, ton chapeau melon
Tu mimais mes paroles,je parlais en chansons.

Tous les après-midis, nous passions le chapeau.
Ces soirées au café, sirotant la verveine
Pour calmer tes angoisses,attendant ce cadeau
Qui ne venait jamais-toujours dans la déveine!

Où es-tu belle amie,noyée dans ton vin triste?
Tu es restée derrière,j'ai franchi le mur du son.
Je l'ai vue de mes yeux,cette ville d'artistes!
Je ne te l'ai point dit,c'est là-bas ma maison!

Nous étions trop naïves,nous vivions de passion
Nous ne pouvions partir,nous avions nos raisons
Nous devions nous nourrir,fallait faire attention
À nos vieilles guenilles,nos habits en haillons!

lundi 1 septembre 2008

Querelle d'amoureux

Comme un vieux torchon usé et déchiré,elle gît là sur le plancher,
Après vingt ans, c'est le temps de se défaire des corps étrangers
Ces petites taches, dont le tissu s'est imprégné ne sont qu'un gage du passé
Il faut se délivrer de la gaine, de l'étau qui nous a si longtemps étouffé.

On peut toujours vivre ensemble, mais seulement si on accepte de se taire
Trop peu pour elle, vaut mieux tout quitter plutôt que de se laisser faire
Le coeur brisé, elle vacille dans la cuisine, pleure seule sur le palier
Elle marche dans son quartier comme une errante, pieds nus, sans souliers.

Rien n'est éternel sur cette terre, après les mots d'amour,
Il faut se rendre à l'évidence que ce n'est pas pour toujours
Il y a ces secrets, de ces non-dit qui préparent l'explosion
Que reste-t'il de ces beaux jours,lorsqu'il n'y a plus d'adoration?


Recommencer, pardonner, rebâtir c'est ce que nous apprend l'expérience,
Après le terrible ouragan, il faut ramasser les dégâts,regagner la confiance!

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