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lundi 10 novembre 2008

Mal à l'âme


J'ai le vague à l'âme ce soir,
Les miracles ne sont que leurre,
Je regarde passer les heures,
Le temps n'apporte pas l'espoir!

Sèchent les larmes sur mes joues,
Sortir de ce monde de fous,
Retrouver cet enfant d'hier,
Emprisonné parmi les lierres!

Pouvoir retourner en arrière,
Remonter les marches pieds nus,
Restaurer un esprit perdu,
Croire au pouvoir d'une prière!

Me fermer les yeux,ne plus voir,
Imagniner le rêve, y croire
Dans la campagne verte,il va
Il gambade et chante la la!

J'ai le vague à l'âme ce soir.
Je veux crier mais rien ne sort
La route est longue vers la mort,
Qui viendra me sortir du noir?

jeudi 6 novembre 2008

Pensées du jour


Pourquoi, pourquoi tant de chagrin?
Si je pouvais baigner ma peine,
Dans la mer Méditerranée,
M'y enfoncer, tout oublier,
Laisser aller tout mon passé,
Ne plus marcher, ne plus penser,
Flotter, flotter comme bouée!

Pourquoi, pourquoi te regarder?
Si je pouvais prendre le train,
Qui m'emmènerait vers demain.
Qui effacerait mon chagrin,
Ne plus entendre les refrains,
Les malheurs de ce quotidien,
Dormir,dormir jusqu'à la fin!

Pourquoi, pourquoi mourir ici?
Alors que là-bas sur les flots,
Il vogue,vogue mon bateau,
J'entendrai le cri des oiseaux,
Si on me laisse aller plus haut,
Je m'en irai sur mon rafiot,
Voler, voler jusqu'au Très-Haut!

Le jumeau



Je te parle comme si tu étais venu,
Mais tu es resté dans le ventre de maman,
On le voit bien, elle a toujours de l'espace pour deux!
Son corps t'abrite toujours et moi je suis dans le monde,
À devoir affronter les méchants qui m'entourent!
Je te parle,mais tu fais la sourde oreille,
Confortable, tu es dans le sein de celle que je déteste!
Tu me regardes marcher comme un boiteux,
Il me manque ton appui,sans toi je suis incomplet!
Tous deux, nous aurions fait la guerre aux insensés,
Toi mon pilier,mon chevalier et moi le cerveau!
J'ai peur lorsqu'il fait noir,les monstres me dévorent;
Alors que tu te reposes jusqu'à sa mort, bien emmitouflé!
J'étouffe dans cette chambre lorsque la nuit vient,
Je pleure à sanglots étouffés,j'ai du chagrin,
Mais toi tu es bien,tu ne me réponds pas!
J'aimerais prendre le couteau pour aller te chercher,
Mais tu cesserais d'exister et je n'aurai rien gagné!
Je te vois, tu es si beau en son sein: tes cheveux bouclés,
Alors que mes mèches raides couvrent mes yeux,
Je désespère de gagner la bataille,par monts et par vaux
Je me véhicule dans ma tête,car je ne peux te quitter!
Bientôt, on voudra me faire partir loin de la maison,
Mais je me dois de lutter,car sans toi je ne suis que fumée!
Dans ce monde de vilains,ensemble nous aurions vaincu,
Tu aurais été mon miroir, ma force, je t'attends impatiemment!
Nous pourrions nous noyer dans la mer Méditerranée,
Nous fondre l'un dans l'autre et remonter pour gagner!

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