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mercredi 22 avril 2009

La belle que voilà




Sur tes rives j'ai vu,sur ton sable j'ai bu
L'eau de ton bel amour,touché tes fins atours
Sur tes côtes marché,en haut un nouveau jour
Se lève sur ma vie- Ah! ah! si j'avais su!

Dans mon coeur la flamme,bien heureuse et repue
Allongée sur mon flanc,une belle de jour
On dirait un Rubens,un chant de troubadour
Dans le sud du pays,j'ai mis mon coeur à nu.


Sur la berge je suis,peu importe demain
Je suis enfin chez moi,tu me donnes la main
Je nage dans la Bleue et je te rends heureux!

Cette vieille France,depuis ma tendre enfance
Me faisait des clins d'oeil,un jour j'ai eu la chance
De découvrir Menton,havre des bienheureux!


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mardi 14 avril 2009

Sur cette île déserte, loin....


Combien de fois, ai-je souhaité que tout cesse?
Ne plus entendre les mots,ne plus voir décors
Qui me fendent l'âme,qui trop souvent m'opressent,
Me retrouver sur cette plage au sable d'or!

Lointaine est ma vie, sur cette île déserte
Enfin, j'ai envie de respirer le bonheur
Loin des mots des ingrats,là sur l'herbe verte
Sans boulet à mon pied,je laisse aller mon coeur.

Derrière sont les barreaux,ouvert est l'enclos
La brebis broute dans les champs bien tendrement
À tue-tête, les do ré mi fa sol la si do
Fini le temps des querelles,des faux amants!


Les barreaux de ma prison ont enfin cédé
La geôlier a laissé sur le grabat les clés
Vite sur la barque, je me suis embarquée
Demain, son bois sera feu pour me réchauffer...

La mer devant mes yeux,les vagues qui m'endorment
Les oiseaux à tire d'aile,me réveillent
La sauterelle qui me chatouille l'oreille
Solitude bénie,repos sous le grand orme...

samedi 11 avril 2009

La marquise de Vincennes







Duo écrit avec mon amie Lily




La Marquise de Vincennes



Ne ne dites pas sieur que je ne vous plais point
J'ai vu dans votre regard un brin de malice
Ce n'était pourtant pas vérité de La Palice
Vous étiez hier soir chez mes charmants voisins

Confus suis-je Madame de par votre méprise ,
Juste derrière vous l 'amandier en éclosion
Découvrant ses fleurs , j 'étais en admiration ..!
Mais comment réparer , j 'ai déjà ma promise .?

Vous savez que le son de votre voix résonne
Mon oreille tendue sur la mince cloison
Je n'ai rien raté de la conversation
Vous ne me croyez pas plus sotte que friponne !

Madame la Marquise , j 'ai ma propre Muse ...
Car les propos tenus chez votre chère voisine ,
N' étaient ni plus ni moins une phrase mâtine
D 'un billet que j 'écrivis avec un brin de ruse ...

Non, je ne vous laisserai pas baiser ma main
Et je ne vous accorderai point d'entretien
J'irai demain au parloir des soeurs de Vincennes
La robe de bure sans vous comme mécène !

Mais alors mes excuses , sans mes lèvres sur la paume
De votre peau satin , attendant que j 'expie ?
Je suis si candide qu 'ai-je promis en somme ?
Faut-il me battre à l 'aube , et y perdre la vie ?

Dans quelques mois, je prononcerai mes grands voeux.
Dès lors et à toujours, n 'appartenir qu'à Dieu
Je prierai nuit et jour pour votre salut
Et je vous en prie Monsieur,ne me cherchez plus!

Vos désirs sont des ordres , mais laissez-moi la chance
De vous voir sous le voile , là j 'aurai le pardon
N 'appartenant qu à Dieu , vous aurez l 'indulgence
Pour tout ce que vous crûtes , qui ne fut qu 'illusion ...



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mercredi 8 avril 2009

Le lapin de Pâques (souvenirs d'enfance)


Le magasin de bonbons de ma tante enfin prêt
Pâques dans quelques jours,les comptoirs débordaient
Les poules en chocolat,les oeufs roses et jaunes
Les enfants regardaient cette drôle de faune.

Vitrines décorées de rubans roses et verts
Des confettis couleur,des tortues par terre
Des poupées aux yeux doux,des zèbres noirs et blancs
Des pralines, des fraises,des suçons trop grands!

Le samedi avant Pâques, c'était la vente
Même moi j'avais le droit d'aider les clients
Armés de leur paquets,fini la longue attente
Ils sortaient dans la rue,le coeur léger, souriants.

Le dimanche après la messe, presque plus rien
Les parents retardataires cherchaient en vain
Dans ce qui restait les écureuils, sachant très bien
Qu'il était trop tard,il n'y avait que ce gros lapin!

Il faisait bien un mètre de haut, c'était trop gros
Pensait le papa,mais dans les yeux de Mario
Il voyait l'envie et sortit son porte-monnaie
Tous les trois partirent, ce fut un jour parfait!

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