Thursday, March 26, 2009

L'hiver nous fait ses adieux

L’hiver nous fait ses adieux

Adieu Monsieur l'hiver,vous allez me manquer!
Sous votre couverte,que j'aimais me cacher
Tous mes tourments étaient vraiment ensevelis
Des mètres de glace: mes pleurs et mes soucis.

Pourquoi partir si tôt? je n'ai pas eu le temps
De vous dire comment,de vous faire un présent
Mon coeur est chancelant,me console pensant
Vous serez de retour dans un peu moins d'un an.

Ce n'est pas un adieu,plutôt un au-revoir
Je garderai mes pleurs dans un bocal scellé
Et quand vous reviendrez,je pourrai les jeter
Et dans la cheminée,au coin du feu l'espoir!

Ce n'est pas un adieu,mais surtout un bonsoir
Tout l'été et l'automne,je vous guetterai
La première neige,flocons sur le trottoir
Annoncent le retour de vous mon bien-aimé!

Mère amère

La mienne,elle est partie un jour sans crier gare
Je m'étais promis d'être une mère sans tares
Dans la vie,on ne récolte pas ce qu'on sème
Les petits grandissent et ne disent plus: '' je t'aime''.


Il y a des temps,où on veut changer d'hémisphère
S'en aller,quitter cette terre de misère
On aime sans retour,attendant mots d'amour
Un pain levé, de la pâte qu'on a mise au four!

On croit avoir donné le meilleur de nos jours
On reçoit les insultes durant le séjour
De ceux qui sont sortis de la sainte matrice
On peut prétendre qu'on a pas mal,vive l'actrice!

Je me dis que je n'étais pas faite pour ce rôle
En bonne soeur,j'aurais été beaucoup plus drôle
À essuyer les plaies dans les pays lointains
À des petits enfants que vous quittez demain

À trop aimer on perd l'envie de respirer
Donner sans compter,repartir et oublier
Comme un bateau sans amarres,sans port d'attaches
C'est bien la solution, une vie sans entaches!

Je lève mon chapeau à ces mères au coeur de fer
Qui se lèvent et partent juste avant les jours d'enfer
Car pour celles qui aiment sans retour,c'est triste
Ah! si je pouvais revivre en égocentriste!

[flash]http://www.mamalisa.com/midi/ahvousdi.mid[/flash]

Sunday, March 22, 2009

Pourquoi le printempŝ?


Au printemps,il faut bien sortir de sa tanière
Pourquoi à chaque année, se montre-t-il toujours?
Ah! comment vous le dire,il me fait des misères
Vivre en automne, jusqu'à la fin des jours!

Le soleil dévoile les défauts de la terre
Les détritus de l'âme et ses peines enfouies
Sous le manteau cachés,la pluie qui les déterre
Je marche me couvrant de ces regards réjouis!

Il faut bien nettoyer, tout montrer aux passants
Ces potaux rabougris,les vieilles peaux flétries
Qui ajoutent à l'automne un cachet de cent ans
Saison de l'antique,de couleurs bien mûries!

Bien trop de lumière,je cherche la pénombre
L'interrogatoire,moment de vérité
C'est vraiment pénible!-se réfugier à l'ombre
Dans les champs d'or fleuris,mon trésor protégé.

L'automne me comprend,il suit ma nostalgie
Il n'est pas indécent,comme cousin printemps
Dans ce décor vieillot,je sens enfin la vie
Qui coule dans mes veines,voilà mon amant!

Friday, March 20, 2009

La robe rose

Il me souvient de ce jour comme si c’était hier
On m’avait acheté la plus belle robe au monde
Au théâtre sur la scène, j’allais danser à la ronde
Mes pieds allaient effleurer le plancher de verre!


Au son des cliquetis des souliers à claquettes!
Toute belle et fébrile,oubliant même les pas
Je m’avançai à la suite des autres fées coquettes
Me lançant dans l’arène, n’entendant pas!

Ma robe de voile rose virevoltait avec moi
Cendrillon avait été relâchée pour un soir
Le théâtre m’allait comme un gant de soie
Là, sous les feux de la rampe,j’oubliais le noir!

Les révérences au public, les applaudissements
Rêver de remonter sur les planches à tous les jours
Pour sentir l’amour et l’émotion vibrer en tout temps
Précieusement je gardais la fleur rouge pour toujours!

Robe rose je ne porterai plus, elle sera vendue
Dans ma chambre je me fais un théâtre de rue
Pas trop fort pour pas que ma mere m’ entende
Car elle n’aimerait pas; il ne faut pas pretendre!

Le rose j’ai détesté longtemps jusqu’au moment
Où dans ma robe de mariée, je l’ai regardé
Celui qui m’a redonné le goût d’exister
De rose vêtue, j’ai dansé comme une enfant![/b]
[flash]http://www.mamalisa.com/midi/jean_petit.mid[/flash]
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Dans la cour d'école



[center]Dans la cour d'école,j'étais là la première
Petite fille attendant que la cloche sonne
Dans les rangs j'étais en avant, pas en arrière
Dans ma tête,les ba,be,bi,bo,bu résonnent!

Cette première journée avec la maîtresse
Fut le plus bel instant de ma vie et pourtant...
J'étais seule ce matin-là sans ma maman
Elle ne pouvait pas venir,de la paresse?

Peu m'importe,dorénavant je saurai lire
À moi le monde,j'irai voir ce beau pays
Celui de mes ancêtres lointains, à Paris
Je pourrai réciter des vers au son de la lyre.

Dans la cour d'école,d'amis je suis entourée
J'imite les accents de tous ces films français
Que j'écoute à la télé sur le canapé
Joie ultime de partager ce que je sais!

Tristesse, c'est de retourner à la maison
Là, seule dans ma chambre sans mes compagnons
Tout de même, je peux répéter mes leçons
Lorsque mon père arrive,il me dit:''C'est mignon"!

Je me dépêche d'aller dormir pour qu'arrive
Demain très vite: ce sera récréation!
En géographie,vogue l'imagination
L'histoire et la grammaire,ça me ravive!

Dans la cour d'école,toujours je me console
Sauf le vendredi,car je serai séparée
De mes amis jusqu'au lundi,calamité!
Les week-end c'est l'ennui,je crois devenir folle!

De mes années d'école,moi j'ai tout gardé!
Que vienne l'automne,faire fi de l'été
Comment pourrais-je oublier ces moments passés
Dans la cour de l'école à danser,à sauter![/center][/color][/b]
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Photo prise dans la cour d'école de mon enfance[/i]
[flash]http://fichiersmidifrancais.tripod.com/AUF/HuguesAufray_AdieuMonsieurLeProfesseur.mid[/flash]

Saturday, March 14, 2009

Les chaussures marron


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À tous les printemps, après la fonte des neiges
Mon papa et moi nous allions sur la Plaza
Saint-Hubert de son nom!-J'étais vraiment gaga
Marchant au même pas,récitant mon solfège!

Presque tous les marchands vendaient des chaussures
Des rouges,des blanches,des vertes, des marron
Que faire, que choisir? Où était ma pointure?
Je les voulais toutes,surtout celles à bouts ronds!

Après quelques heures,les vendeurs fatigués...
Ayant fixé mon choix sur la première paire
Du magasin du coin!-La mine de mon père,
Le visage rouge,moi les yeux embués!

Au retour le coeur gai,mes beaux souliers lacés
La route était longue,je regardais mes pieds
Je me voyais déjà comme célébrité
À fouler les planches du théâtre Broadway!

Pour les mois à venir,je faisais attention
De ne pas érafler,c'était hors de question
Même si les lacets étaient un peu usés
Jamais ô grand jamais, je ne les quitterai!

Mais au printemps suivant,c'était encor' le temps
Mes pieds avaient grandi,et avec mon papa
Pour la dernière fois,on a refait les pas
Je ne le savais pas,assise sur le banc!

Bientôt je suis partie,mes parents j'ai quitté
Dans les montagnes au loin,comme ça catapultée
Les hivers ont passé,mangés comme bonbons
Plus jamais je n'ai vu de chaussures marron!



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