Wednesday, November 18, 2009

Pleure mon coeur




Quand par ma fenêtre je vois couler sang d'or


Le banc abandonné,tapis de feuilles mortes,

Mon regard de larmes,sans un mot s'endort

L'espoir fou de l'été,les rêves à la porte.



Les odeurs mièvres,les bruits sourds du dehors

Les sirènes au loin,plus de bateaux au port

La ville est fantôme,mes doigts plus qu'engourdis

Ne semblent plus tenir ce parapluie maudit.



Plus rien ne saurait plus me protéger du sort

Qui me guette voleur, me dérobe du sac

Me laisse démunie,sous ce froid qui mord

Les vagues de mon âme,voici c'est le ressac!

Spleen d'automne

Je veux partir



Ne plus jamais me souvenir


Je veux partir


Mon âme est triste à en mourir


Je veux partir


Me délivrer de la torture


Je veux partir


Mon corps qui s'effrite à l'usure






Ton ciel m'attire


Les vagues qui chantent pour moi


Ton ciel m'attire


Je m'approche, grandit l'émoi


Ton ciel m'attire


Me voilà dans un grand délire



Ton ciel m'attire


Est-ce un rêve,j'entends la lyre...

Wednesday, October 14, 2009

Parce que tu as dix huit ans!

Aujourd'hui mon petit a dix-huit ans


C'est fou, c'est bête comment passe temps,

Toujours prolonger ces très beaux moments,

Hier encore, il souriait enfant!



Aujourd'hui mon petit a dix-huit ans

Ce n'est pas le jour où il veut des présents

Puisqu'il veut garder ses dix-sept ans

Pour une autre année,pour rester enfant!



Aujourd'hui mon petit a dix-huit ans

Mais il n'est pas prêt pour les grands tourments

Je le garderai pour un peu de temps

Dans cet espace des joies de l'enfant!



Aujourd'hui mon petit a dix-huit ans

Oh! que j'aimerais chanter à tout vent

Ma joie de ce jour,souvenirs d'antan

Chut! il n'est pas prêt à laisser l'enfant!



Aujourd'hui mon petit a dix-huit ans

Je voudrais donner mon coeur en présent

Pour qu'il puisse enfin revivre au printemps

Devenir adulte avec coeur d'enfant!

Tuesday, October 6, 2009

Cascades de beauté

Quand l'air frais du matin embaume mes narines
Lorsque de mes souliers, je viens fouler les feuilles.
Comme un tapis roulant,l'eau sous le ciel marine
Descend en cascades,cours petit écureuil!


Dans ce décor princier,les couleurs m'enivrent
Je respire et chante,ma main dans le ruisseau,
Ce vent doux d'automne,enfin je sens revivre
Mon esprit engourdi,j'entends ton cri, oiseau!


Hier mes ancêtres,ont admiré la beauté
De ce paysage,ont chanté les hommages
De ce beau continent!-La lointaine contrée
En ce mois d'octobre revêt son plumage.


Couleurs d'ocre et de pourpre,bruits dans les arbres
Cliquetis de l'eau sur les gros rocs en aval.
Au loin, les montagnes au regard froid de marbre
Me protègent de l'été,mes yeux se régalent!

Saturday, October 3, 2009

Crime humanitaire

Sur le sol très mouillé,traces de mocassins


L'homme blanc l'appelle la Peau rouge, l'Indien.

Dans son territoire,dans sa forêt de pins,

Il est un grand homme,maître de son destin!



Pour de longs siècles,vivre paisiblement,

Marcher au bord des eaux,ramer dans son canot,

Et soudain arrivés ces hommes du continent

Viennent vite envahir sa terre et les grands flots!



Il leur offre amitié,fument le calumet

Sous la tente assoupis,ils partagent sa squaw

Bientôt c'est l'eau de vie qui le rend si distrait

Pour quelques fourrures,on lui apprend la Voie!



Qu'en est-il advenu? Une tribu si fière...

Les petits affligés de la grippe porcine

La tisane autrefois, plus que toutes prières

Du scorbut les guérit,point besoin d'officine!



Au nord les réserves,décrépies tombent en ruines,

Le savoir est enfoui dans ce sol d'autrefois

Le ciel désormais gris,tombe la fine bruine

Les grands champs ravagés,les noirs corbeaux narquois!



Vive le changement, se dit le conquérant

Nous allons leur montrer à ces pauvres ignorants

Vive l'avancement,plus jamais le printemps

L'hiver a pris place,règne le Grand Manant!

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Saturday, September 19, 2009

Tous les deux


Tous les deux nous marchions sous le ciel étoilé
Sur les bords de la belle Méditerranée
Et les vagues venaient doucement nous frôler
Bras dessus, bras dessous,pieds de sable mouillés.

Dans mon coeur, je revis ces moments du passé
Cent fois je les répète à mon âme esseulée
Tu étais mon amour, mon phare et ma bouée
Comment est-ce possible de tout oublier?

C'est pourquoi chaque année à tous les mois de mai
Je refais le voyage sur la berge aimée
ET parfois même si je ne veux pas pleurer
Quand je vois les voiliers, mon coeur veut s'envoler!

Tu t'es enfui marin sur les eaux de la vie
Je te retrouve ami,lorsque je suis ici
Tu me prends par la main,vite je te souris
Ensemble tous les deux,tu n'es jamais parti!

Sunday, September 6, 2009

Les derniers jours d'été

Se meurent doucement les derniers jours d'été
Abeilles butinent,dans les parcs on s'attarde,
La cloche d'école sonne son premier ré,
Et dans les trains bondés,on s'anime,on bavarde!

Alors que les amants enlacés se becquottent
Se meurent doucement les derniers jours d'été
Les bagages rangés,le vacancier radote
De retour au boulot,perdu dans ses pensées!

Au sud de la France,vont bientôt débarquer
Ces nouveaux voyageurs, bienheureux même si
Se meurent doucement les derniers jours de l'été
Ils s'attablent aux cafés, ils suscitent l'envie!

Alors qu'à l'horizon, l'automne en pâmoison
Dans un charmant décor,je reviens respirer
Mer Méditerranée!-Derrière la cloison
Se meurent doucement les derniers jours d'été!

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