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mardi 13 mars 2012

L'homme du monde

Sombre est le couloir qui mène au mouroir,
Je n’ose pas avancer dans ce noir...
Je ne peux reculer rendu au soir,
Je dois faire les pas du désespoir.

Les ombres se défilent sur la vitre:
Celle du cardinal avec la mitre
Ne m’empêche pas de faire le pitre.
Plus rien ne m’excite, car tout s’effrite.

L’endroit où j’habite : un capharnaüm;
Venaient s’y perdre les femmes, les hommes...
Naguère au bon temps, c’était le summum
De la liberté! J’en paie la somme!

Je ne crois en rien, je me véhicule,
Comme un mort ambulant sans vésicule.
Sur la rue, me couvrant de ridicule,
J’ai tout dépensé mon maigre pécule.

Sombre est le couloir qui mène au mouroir,
J’aimerais pouvoir dormir comme un loir,
En attendant l’heure du grand désespoir,
Avant de percer le secret miroir!

Pauvre existence

Bagnards éparpillés sur terre de misère,
Des voyageurs sans but, poètes et pauvres erres,
Vagabonds impuissants, indigents sans souliers,
Sur le pont des soupirs, plus d’un a perdu pied.

Lorsque dans le ciel gris vrombit le grand tonnerre,
De nos yeux effarés, de nos mains en prière,
Nous contemplons l’azur, laissant sur le métier
L’ouvrage inachevé! Empruntant le sentier…


…Menant vers l’inconnu; vers le ciel ou l’enfer.
Serons-nous oubliés? Nous laissons quelques notes
Sur des papiers usés, au fond à quoi ça sert?

Pâtres d’infortune, ivres de liberté,
Ici avons marché, nos mains dans les menottes,
Et si c’était en vain que nous avions parlé?

Petite Magdeleine Després(version classique)

Sur un très grand bateau, vite elle s'embarqua
Était partie sans voir les larmes de sa mère.
Dans sa bouche fermée, une tristesse amère,
Elle gelait déjà sous ce trop grand parka.

Jolie Magdeleine qui fuyait le tracas,
Qui laissait ses parents manger de la misère.
Jamais plus de Paris reverrait la lumière,
Dans ses mains, la poupée chiffon Marie-Emma.

Ses joues rondes, rosées, faisaient de cette enfant
D'à peine quatorze ans son charme en résultant,
Et pourtant elle avait survécu la famine...

Ses chevilles fines, ses cheveux noir de jais,
Des yeux verts de jade, lui donnaient bonne mine.
Que l'embarras du choix lorsqu'elle épouserait....

Glisse,glisse

Temps de sa jeunesse désormais révolu,
L’espoir de l’enfance et tous ses rêves derrière,
Sur le plancher débris, cassée est la verrière,
Rue de la détresse, ne l’avait pas voulu.

Un beau casse-tête, l’énigme résolue,
Il aurait mieux valu moisir dans sa tanière,
Rester tapie, enfouie dans la noire poussière,
Car au soleil des jours, n’apparaît point salut.

Être catapultée hors de cet univers,
Où heure après heure, on rampe comme un ver,
Chasser le quotidien, laisser là la prière!

Les monstres qui sautent venus de nulle part,
Déchirent les rideaux, renversent la civière,
Son cœur s’est arrêté, elle a mangé son lard.

mardi 6 mars 2012

Engourdissement

■Mon corps plongé dans les eaux du midi,
■Sans souvenance de tous ces mots dits,
■Le temps s'est arrêté sous l'avalanche,
■Plus rien ne bouge,réceptacle étanche.

■Langueur de l'esprit, état comateux,
■Non-être idyllique, coton ouateux.
■Flotter dans ce mode de transparence,
■Dans le miroir se reflète l'absence.

■Delirium tremens sans mots ni paroles,
■Roue d'infortune, une fleur sans corolle,
■Au cimetière sans bruit glisse mon ombre
■Dans l'éther de l'aurore, plus qu'un nombre.

■Mon cerveau plonge dans l'océan vert,
■Bientôt très loin, hors de cet univers,
■Appesanteur,sensation d'indifférence,
■Désormais, plus jamais d'interférence!

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Petite Magdeleine Després

■Sur un très grand bateau, vite elle s'embarqua
■Était partie sans voir les larmes de sa mère.
■Dans sa bouche fermée,une tristesse amère,
■Elle gelait déjà sous ce trop grand parka.


■Jolie Magdeleine qui fuyait le tracas,
■Qui laissait ses parents manger de la misère.
■Jamais plus de Paris reverrait la lumière,
■Dans ses mains, la poupée chiffon Marie-Emma.


■Ses joues rondes et rosées faisaient de cette enfant,
■D'à quatorze ans son charme en résultant,
■Et pourtant elle avait survécu la famine...


■Ses chevilles fines,ses cheveux noir de jais,
■Des yeux verts de jade,lui donnaient bonne mine.
■Que l'embarras du choix lorsqu'elle épouserait...

jeudi 23 février 2012

Cris dans le vide

Entends-tu les pleurs de tes enfants
Pourquoi ne les délivres-tu pas de leurs tourments?
Lorsque derriere les barreaux de leur prison,
Ils te chantent une oraison!

Entends-tu les cris de tes enfants,
Lorsqu'ils sont emportés par les grands vents,
Ils te supplient de leur tendre la main,
Pour mettre fin à leur chagrin!

Entends-tu les gémissements,
Sur le plancher sans leurs vêtements,
Ils n'ont plus de voix pour demander,
Ils ne peuvent plus sans toi marcher!

Pourquoi fais-tu la sourde oreille?
Un morceau de pain pas de l'oseille.
Impuissants dans la tempête,
Ils vont périr parmi ces sans-tête!

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