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vendredi 29 août 2008

Le fleuve

Sur le chemin qui me mène loin de mes parents,
Se dressent ces rocs immenses, protecteurs,étouffants,
Je suffoque,tout est majestueux et désert.
Des épinettes,des sapins, que des arbres verts!

Petite, au fond de l'autocar, peuplé par ces adultes
Je me réfugie dans mes pensées,mes oreilles bloquées.
La route est escarpée, et voilà qu'on me catapulte
Dans ce bled perdu, loin de la ville, au fond de la vallée.

Les larmes envahissent mes yeux de poupée,
Ma tante me tient la main;elle aussi c'est une exilée
Dans ce patelin de province,où c'est mal d'être étranger.
Je traînerai mon baluchon,et je pleurerai à satiété.

Ô miracle! après des kilomètres de forêts brûlées
Se dresse majestueux, le fleuve aux eaux argentées.
Mer salvatrice, algues, varech, éperlans et bateaux blancs
Sauront égayer mes étés solitaires et consoler mes chagrins d'enfant!

Fleuve Saint-Laurent si souvent évoqué,
De ma neurasthénie, tu m'as sauvée,
Si je n'avais pu tremper mes pieds,
Si je n'avais pu sur tes rivages, chanter
On ne m'aurait jamais rescapée!

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