Nombre total de pages vues

lundi 28 décembre 2009

Quand l'heure sera venue


                                            Photo Mirabelle décembre 2009





Un jour viendra où mon corps fatigué
Ne pourra plus se lever et bouger
Et ce malgré mes voeux,ma volonté,
Car mon âme aussi sera épuisée!


J'aurai traversé tous les grands chantiers
Sur le bord de la mer, j'aurai rêvé
Même si je voudrais bien continuer
L'horloge elle se sera arrêtée!


Que fait-on lorsque la nuit est tombée,
Le soir seule, après toutes ces veillées,
Lorsque le coeur se sent prêt à flancher,
Membres dépourvus d'électricité.


Incombe à tous ceux qui pourront rester
Pouvoir de changer cette humanité.
J'ai bien essayé mais rien n'a bougé
Comme ce corps mort,bien ankylosé!





 loop="true"autostart="true">










lundi 14 décembre 2009

Joséphine la pas fine



Fait des années q'chu en guénilles
Sus les trottoirs du centre-ville
Avec mon ''coat'' noir de vieille fille
Ma main din airs quié comme une vrille


Tu t'fous ben'd moé toé la grosse riche
Tu t'dmandes même pas,j'le sais q't'en fiches
Pour toé, on é du monde qui triche
Té ben au chaud toé dans ta niche
Perchée ben haut sus ta montagne
Tu payes des taxes, t'es pleine de hargne
Quand y fait beau, t'es encampagne
Costume de bain, ton chum en pagne
Tsé moési ch t'allée école
Même que les soeurs y m'trouvaient bonne
J'tais la première, j'étais pas conne
Personne pouvait m'poser une colle
Veux-tu savoir c'qué t'arrivé?
Ch'pas née comme ça, t'as pas d'idée?
Un jour, les choses ont mal tourné
J'me sus r'trouvée la tête fêlée

Fait des années qu'tu vois marcher

T'en r'viens pas q'jai pas encore crevé

H1N1, l'sida pas de danger

Moé j'ai pu rien à partager


P'têt que demain tu m'verras pus
J'vas t'dire franchement,moé j'en peux pus
J'en ai assez de faire la rue
Fait chaud, fait frette, maudit q'ça pue
Bye, bye la visite!
C'ta soir que j'quitte!
Passes un bô Noël ma ''bitch''!
Bonne année,Pâques, pis toute le kit![/b]

L'cadeau de Noël de Jos le robineux

Moé chu la sus mon banc de parc


Pas loin d'la maudite Place des Arts

C'ta soir que j'vas laisser ma marque

Moé itou j'vas l'avoir ma part!



Chu pas plus niaiseux qu'les autres

Chu pas né d'hier en toué cas

Fait longtemps que j'traîne mon bardas

Y'aq dans ma tête que chu pas pauvre!



J'en ai ben assez d'avoir frette

De m'geler le cul sus l'bord d'la rue

C'est Noël, j'vas m'payer la traite

J'me sens tout chaud,j'ai p'encore bu!



Quand j'étais ptit,j'volais l'vin de messe

En enfant d'choeur, ma mère m'aimait

Mé c'ta Noël, avec ses tresses

Qu'était ben belle et qua pleurait!



Moé cé ta soir que j'vas la voire

On va se coller tous les deux

J'en ai assez d'ëtre un quêteux

J'veux pu marcher dans la nuit noire!



Moi j'ai mouru sus mon banc de parc

On r'tourne toujours vers le bon Dieu

Qu'on soé riche ou ben un morveux

Un jour y faut ben qu'on s'en sacre!

vendredi 11 décembre 2009

À bas voleur d'âmes



[b]Dans sa chambre aux murs blancs,tel un oiseau captif
Il ne peut s'envoler, du mal à respirer
Toutes ses obsessions aveublent ses pensées
Surgit la dame en blanc,il veut gémir craintif

Ses parents décédés,vite on l'a enfermé
Molesté sans pitié,au rebut dans un coin
On a bien rigolé,sans en prendre grand soin
On voyage partout,mais l'esprit est castré

Triste la société qui ne se soucie guère
De ces pauvres affamés,ces indigents de l'âme
Contre un mur acculés,faisant fi des prières
Les regardant vivre,les traitant comme infâmes

Ô Dieu dans ton beau ciel,n'entends-tu pas les prières
En bas sur cette terre,supplications des mères
Perdus sont ces enfants,prisonniers de ce temps
Il faut panser les plaies, tuer le grand Mannant![/b]


[i]Dédicace aux mères qui souffrent en silence pour leurs enfants[/i]

mercredi 9 décembre 2009

Souvenirs de mon enfance ( un fond de tiroir retrouvé)


Le salon aux meubles vétustes,
Les grands miroirs à dorures anciennes,
La mezzanine avec ses statues de Jeanne d'Arc et du Sacré-Coeur,
Ma tante avec son chignon rond,
La chambre à coucher à partager,
Dès la première journée!
Le magasin rempli de bonbons de toutes les couleurs,
Le chocolat,la fontaine de marbre et de cuivre pour les glaces,
Le tabac à pipe et à cigarettes,le frigo coca-cola,
La glacière entre les deux logis à l'étage,
L'immense plate-forme extérieure avec les cordes à linge,
Les dépendances où dormait une ancienne Studebaker,
L'arrière-magasin avec des coffres remplis de trésors,
Un petit coin pour la couture et les travaux scolaires,les jeux,
Des tables qui auraient pû servir pour un restaurant.
La chaise berçante entre les clients,
L'immense stéréo en bois vernis, les bibelots partout
Qu'il ne fallait pas toucher,
La salle à dîner qui ne servait qu'une fois par année,
C'était ma nouvelle demeure à partir de 10 ans!
Je laissais derrière un petit appartement en ville,
Des bruits dans les rues tôt le matin,
Les trams, le laitier,les gens sur le trottoir,
L'activité fébrile des jours de semaine,
Les cloches des nombreuses églises
Qui chantent de partout le dimanche!
La bibliothèque remplie de livres de la Comtesse de Ségur,
Mon école de la rue DeNormanville,
Mes amis d'enfance,
Mes parents,les grands magasins.
Je me retrouve dans ce bled perdu,
Avec des gens qui vous regardent de travers.
La petite nouvelle de la ville
Qui croit savoir tout!
Au couvent avec les religieuses,
Les maîtresses qui vous font fondre en larmes,
Les gamins qui vous ridiculisent,
Les filles du docteur, du notaire et de l'éboueur
Qui ne veulent pas de vous!
Celles qui jettent vos bagages dans le lac,
Celles qui rient car vous ne suivez pas le rythme à vélo
Et ces montagnes qui vous étouffent, vous étouffent, vous étouffent!

samedi 5 décembre 2009

Spleen d'hiver

Lorsque je plonge dans l'océan des pleurs,
Ses eaux sont si profondes que je m'y noie,
Pour remonter à la surface, quel exploit!
Quelques instants pour se sortir de la torpeur

Revisiter ces méandres tortueux,
Se perdre dans ces longs tunnels humides et sombres,
Ne plus reconnaître l'odeur de son ombre,
Ne plus jamais vouloir formuler un voeu...

Ne plus jamais tendre la main,peur des morsures,
Ce monde m'étourdit,enfermée dans ma masure,
Je n'entends plus le doux chant des vagues de l'été,
Je me perds dans la cacophonie des bruits de la télé!

Lorsque je plonge dans l'océan des pleurs,
Souvent, je veux y rester pour l'éternité
Il me semble que rien ne pourra assécher
Le puits sans fin de mes maux,de ma langueur!








Comme un arbre




Les fleurs se sont fanées, c'est la fin de l'automne


Bientôt viendra l'hiver, mon coeur déjà frissonne


Dans mon univers gris, des milliers de pensées


Vite se propagent,me laissant affalée.






L'arbre s'est dénudé,ses bras sont allongés


La neige couvrira ses membres décharnés


Bientôt on oubliera que sous son vêtement


Il est un grand désert,que l'amour il attend.






La sève s'est enfuie,qui sait si le printemps


Viendra le visiter ou si dans la tempête


De son dernier souffle, il mourra dans le vent?


Ah! et si seulement quelqu'un couvrait sa tête!






Les mots sont superflus, il n'y a que l'action


Tous ces petits gestes et la compréhension


Qui sauront peut-être lui redonner vigueur


Lorsque viendra l'été,le verrons-nous en fleurs?

Archives du blogue